Je suis étonné, depuis longtemps, de voir des associations regroupants des lycéens ou des étudiants se donner le nom de
syndicats. En effet, ce terme fait généralement référence à un regroupement de travailleurs, ce que ne sont pas
encore les adhérents de ces "syndicats". La terminologie étant rarement neutre, il s'agit d'entraîner de futurs travailleurs à manifester et revendiquer.
Si il est bien naturel que des travailleurs se regroupent pour défendre leurs droits, l'attitude des "syndicats" lycéens est plus étonnante. Au nom de quelle légitimité s'opposent-t-ils aux
réformes décidées par une majorité des français ? Ils peuvent difficilement s'appuyer sur leurs forces militantes, quelques milliers d'adhérents sur plusieurs millions de lycéens. Ces jeunes gens
semblent se soucier de la diminution du nombre de postes d'enseignants.
En réalité, les études montrent que notre pays et l'un de ceux qui a le moins grand nombre d'élèves par enseignant. Mieux, une étude récente des fonctionnaires du ministère conclut : "qu'il n'y a
pas de corélation entre le nombre d'élèves par classe et la réussite, sauf dans le primaire". Une idée reçue qui nous a conduit à augmenter considérablement le nombre d'enseignants depuis 20 ans
sans résultats visibles.
Pour comprendre ce mouvement lycéen, il faut se reporter à 2002, date à laquelle le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a décidé d'appliquer la loi en ne payant plus les heures de grèves des
enseignants. Curieusement les grèves ont, aussitôt, diminuées et les syndicats d'enseignants sont devenus plus conciliants...... Il fallait trouver une solution pour conserver leur pouvoir de
nuisance. Cette solution c'est d'utiliser le relais des "syndicats" lycéens tenus par leurs amis politiques de l'extrème gauche. C'est la raison pour laquelle vous voyez défiler depuis quelques
semaines les lycéens dans les rues de notre pays.
Pauvre jeunesse dupée par les agitateurs professionnels au profit du corporatisme de leurs enseignants.
Depuis 40 ans, les pouvoirs de droite et, naturellement, de gauche nous ont habitué a abandonner toute idée de réforme aux premiers défilés. Puissent le Chef de l'Etat et le gouvernement
comprendre que c'est sur un sujet comme celui là que se joue l'avenir de notre pays. Chaque enfant qui naît "bénéficie" d'une dette de 20.000 € qui prospère à chaque reculade. Ces enfants, qui
défilent, ne savent pas que leurs manipulateurs ont décidé de vivre à crédit sur leur dos !
Vendredi 25 avril 2008
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25
/04
/2008
08:03
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Par Patrick FOSTIER
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